vendredi 3 avril 2009

BOLIVIA

Il est midi, nous descendons du bus tout confort à la frontière argentine et là s'arrete la modernité!

Les bureaux de la douane bolivienne sont à l'image de ce que nous allons rapidement découvrir.

Villazon, ville frontière, 3500 mètres d'altitude, essouflés, nous remontons la rue en direction du terminal de bus entre un Israélien et un Argentin (toujours de nouvelles rencontres ephémères!). Nous atteignons la station de bus ou les vendeurs annoncent les destinations en criant... assiegée de familles, de bébés qui dorment sur des couvertures par terre, de sacs barriolés, de cartons, de meubles... une vraie fourmilière! Les physiques sont métamorphosés, visage rond, paumettes remontées, yeux très noirs presque bridés et surtout un teint beaucoup plus foncé.

1ere expérience de nourriture, une Salteña, sorte d'empanadas frites au poulet, un beignet de pomme de terre frit aussi et bien sur (pour vincent!) une bière locale... Nous nous devons en arrivant dans chaque pays de gouter au plus vite toutes les spécialités locales et particulièrement de faire rapidement le choix de la bière qui accompagnera nos apéros!
Nous sommes des survivants de la bouffe... Jamais malades en 5 mois et... sans jamais faire attention! Pas eu le choix avec Vincent qui mange et se régale d'absolument tout que de deguster moi aussi les spécialités sur les marchés et dans la rue!

15h, départ de notre camion\bus 4X4 pour rejoindre à plus de 350 km le Salar d'Uyuni. La route.... ou plutot le chemin de terre, écroulé par certains endroits, envahi de pierres tombées de la montagne par d'autres, aux ornières boueuses, aux voitures embourbés, la Bolivie nous accueille! Le paysage est véritablement sublime, nous ne ratons rien des montagnes puis des plaines et hameaux qui défilent.

Le Salar d'Uyuni, une étendue de sel, vestige d'un lac d'eau de mer asséché, situé à 3 700 mètres d'altitude. Avec une superficie de 12 500 km², c'est le plus vaste désert de sel du monde.

Une journée de 4X4 à se laisser impressionner par ce paysage lunaire qui nous fait perdre nos repères. D'abord le reflet de la pluie qui a formé une fine couche d'eau sur le sel, confond le sol blanc avec le ciel nuageux. Puis les montagnes que l'on peut distinguer au loin qui semblent flotter en raison de la diffraction de l'air et de la courbure de la terre. C'est unique et le rendu des photos est incroyable, nous jouons de ces phénomènes.




Puis, encore plus surprenant, isolée dans ce désert, une ile couverte de cactus millénaires qui offre un panorama de 360 degrés, encore plus sublime!



Nous continuons notre route vers le nord pour rejoindre la ville minière de Potosì à plus de 4070 d'altitude. Pas encore accommodés à l'altitude, nous nous essouflons à la moindre marche. Nous avons donc recours au moyen local, la feuille de coca: en enfiler une trentaine dans la bouche, ne pas macher si l'on veut garder ses dents mais garder comme une boule sur le coté et en avaler petit a petit le jus... nous comprenons pourquoi ils ont tous une tete de hamster et plus de dents!

La ville est agréable, des rues piétonnes, des maisons coloniales aux couleurs vives, des balcons en bois, tout montre un riche passé. Ce fut la mine d'argent la plus fructueuse d'Amérique du sud que les espagnols ont exploité et vidé!...

Reste aujourd'hui un peu d'etain et autres matériaux bien moins nobles et donc bien moins rentables. L'exploitation est privée, totalement anarchique et sans aucune sécurité pour les mineurs et... les touristes!... Mais on peut donc difficilement faire l'impasse sur cette visite qui semble vraiment attrayante... Nous avons découvert la triste et courte vie des mineurs.


Il nous faut d'abord revetir la tenue du mineur, une combi, un casque, une frontale et des bottes puis, leurs acheter des "présents", de la dynamite, des sodas, des feuilles de coca mais aussi et surtout de l'alcool. 2ème galerie, déja fortement impressionnés par l'environnement, nous croisons un groupe de mineurs de tous les ages qui remonte. Le regard hagard, ils crient le desespoir, on percoit toute leur agressivité. Heureusement nous avons de quoi les rassasier parce que l'on sent clairement qu'ils n'ont plus rien à perdre ou plutot qu'ils ont deja tout perdu. Une vie à part... ils travaillent "pour leur compte" donc pas de limite, 15 heures par jour enfermés à l'intérieur avec une température minimum de 30 degrés et une atmosphère difficilement respirable. Ils boivent de l'alcool à 95 degrés, fument, la vie n'a plus de valeur, les risques d'accident sont illimités.
Des visages que nous n'oublierons pas.



Mais la belle vie continue pour nous et nous rejoignons la petite ville de Sucre (250 000 hab), capitale de la Bolivie... nous non plus nous ne le savions pas!!!!!!!

Nous allons nous prélasser 3 jours et découvrir LA Bolivie.



En 1991, Sucre est déclaré patrimoine de l'Humanité a l'UNESCO. La ville est belle, les édifices baroques datant des XVIIIe et XIXe siècles sont blancs et bordent la place principale, le décor change. Nous arpentons les rues et les musées.







Puis il y a l'expérience du marché dominicale dans un village à 70 km... leur vie, leurs traditions ne semblent ne pas avoir changé depuis plusieurs siècles... Certains hommes portent encore le casque des conquistadors!.... Les tetes et les tenues sont plus incroyables les unes que les autres, nous nous postons au milieu du marché et discrètement je les immortalise avec mon appareil! Ils sont tous descendus des montagnes environnantes pour vendre leurs petites cultures.






La Paz.... une ville de plus de 2 millions d'habitants, à plus de 4000 mètres d'altitude, une fourmilière polluée, entourée de montagnes enneigées...

1 commentaire:

Unknown a dit…

De la part de Marco, Magali et Michel
Superbe photo's, commentaires très appropriés et enrichissants, merci de nous faire partager en temps réel ce magnifique voyage que nous ne ferons jamais. Bravo and great drive on the road (Porsche)